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Le Château de Joudes est situé en Saône et Loire, au carrefour de trois régions : la Bourgogne à l'Ouest, la Franche-Comté au Nord-est et Rhône-Alpes au Sud. Il est bâti au pied du Jura, dans une région appelée Revermont, sur un parc de 22 ha. Il offre, dans un cadre de calme et de verdure, un lieu de détente propice au ressourcement spirituel, physique et moral.

Bâti sur l'emplacement d'un ancien château féodal, dont il ne reste plus rien, le château de Joudes, édifice du XVII ème siècle dans son principe, est implanté à l'Est du chef lieu, en retrait de la RN83 et à l'Est de celle-ci, au haut d'une prairie qu'investit un parc de grands arbres. Il se compose essentiellement d'un logis principal, exposé Est-Ouest, haut de deux étages sur rez-de-chaussée. Ceux-ci sont creusés sur la façade occidentale (pelouse) d'un rythme de cinq fenêtres rectangulaires par niveau et de cinq lucarnes étroites, rectangulaires, ouvertes dans la toiture aiguë et coiffées elles-mêmes de petits pavillons à trois pans que surmonte un pilastre.

Ce logis, sobre d'aspect, est flanqué latéralement de deux pavillons bas, symétriques. Le pavillon méridional est lui-même prolongé par un logis quadrangulaire, haut de deux étages, dont l'ordonnance rappelle celle du corps médian.

Du côté oriental, la grande façade du château, donnant sur cour intérieur, est en retrait, et protégée par un auvent.

L'entrée du domaine, au Nord, est délimitée par deux pavillons couverts de toitures à la Mansart. Les bâtiments de dépendances s'ouvrent sur la cour intérieure du château, ainsi que le colombier carré hors œuvre.

 

Un peu d'histoire

Charles de Thoisy, « écuyer, seigneur de Rancy, Molaise, La Buclière, Grannod, Joudes et Villars-sous-Joudes, aide de camp du marquis de Tavannes, maréchal des logis commandant la compagnie des gens d'armes du prince de Condé et gentilhomme ordinaire du roi », fils de Claude de Thoisy, seigneur de Baume, et de Gabrielle Lafâvre, serait venu s'établir à Joudes peu après 1653, date à laquelle fut brûlé le village de Rancy, victime des troubles de la Fronde.

Il avait épousé en premières noces (1644) Jeanne Durestal dont il n'eut pas d'enfants, tandis que sa seconde femme, Claudine de Thorel, ne lui en laissa pas moins de quinze ! C'est le 17 février 1668, qu'il reprit le fief pour Joudes et le Villars-sous-Joudes par devant la Chambre des Comptes de Dijon : la seigneurie était mouvante du roi à cause de son duché de Bourgogne, dont elle relevait depuis l'acquisition par le duc Robert du château et de la châtellenie de Sagy, aux termes d'un échange conclu en 1289 avec le comte Amédée IV de Savoie.

Parmi la nombreuse postérité des époux Thoisy-Thorel, figure Jacques-François de Thoisy (1668-1746), chevalier, seigneur de Joudes, qui eut pour fils et héritier Marie-Michel, baron de Thoisy, époux d'Anne Louise d'Ambly (1741). Après la mort de ce dernier, survenue le 30 mai 1779, Georges-Marie né en 1745, reçut l'héritage de son père et devint baron de Thoisy, seigneur de Joudes. Officier, chevalier de Saint-Louis, reçu aux Etats de Bourgogne en 1781, il prit pour épouse en 1782 Louise-Jacqueline-Marie-Charlotte de Beaurepaire, fille de Jean-Baptiste-Joseph, marquis de Beaurepaire, et de Marie-Louise-Catherine de Moyria. Décédée veuve au château de Joudes, le 9 septembre 1833, celle-ci laissait de son union avec le baron de Thoisy plusieurs fils, dont Jean-Baptiste-Amédée-Magdeleine, né et mort à Joudes (1 er décembre 1782 – 11 juin 1843). Officier de marine, ce dernier prit part à la campagne de Saint-Domingue. Prisonnier de guerre en Angleterre jusqu'en 1808, il devint dès son retour au pays maire de Joudes (1809-1815).

Son épouse Amélie-Henry-Jeanne, fille du marquis Guillaume de Chavaudon, lui donna plusieurs enfants. L'aîné, Charles-Louis-Georges, né à Joudes le 25 octobre 1815, épousa le 5 février 1842 Marie-Germaine-Laure Dugon ; d'où naquit, entre autres enfants, Marie-Charles-Adrien-Jean-Baptiste, né le 4 janvier 1844 à Cessey-les-Vitteaux (Côte d'Or), qui devait être également maire de Joudes. Son épouse, Marie-Elisabeth de la Hante, originaire de Seine et Oise, décédée au château de Joudes le 15 juillet 1907 à l'âge de 59 ans, lui avait donné neuf enfants. Le ménage est recensé à Joudes en 1901 avec Adrien, le fils aîné, âgé de 23 ans, Marguerite, Elisabeth et Germaine, filles puînées, et avec Fernand de la Hante, âgé de 79 ans, beau-père du chef de famille.

Marie Cottin, née à Lyon vers 1875, épouse d'Adrien de Thoisy, est recensée en 1921 et 1926 comme « chef de famille », avec ses enfants. Son mari, le baron de Thoisy, chevalier de la Légion d'Honneur, avait été tué à l'ennemi le 2 juin 1918 à l'âge de 40 ans. Les sœurs d'Adrien de Thoisy firent alliance avec les familles Jouffroy d'Abbans, de Beaurepaire, etc.. Le baron Jean de Thoisy, dernier représentant de la famille domicilié à Joudes, est décédé en 1980.

Depuis le 2 mai 1983, le château de Joudes appartenait à l'association « la Porte Ouverte », association loi 1901, membre de la Fédération Protestante de France. Elle a fait du château un centre d'accueil et de rencontres destiné aux groupes, familles ou communautés chrétiennes souhaitant, sur un ou plusieurs jours, organiser leurs propres rencontres, en gestion libre. Le camping était à la disposition des groupes de jeunes de toutes confessions chrétiennes, désirant séjourner dans la région : éclaireurs, scouts, etc.

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